Secrets CX

Enquêtes de satisfaction : pourquoi certaines atteignent 80 % de taux de réponse (et les vôtres plafonnent à 10 %)

Par Marine Deck | Le 13 janvier 2026

Le secret des enquêtes de satisfaction client

Envoyer une enquête de satisfaction et espérer dépasser les 10 % de taux de réponse… c’est devenu presque un running gag dans beaucoup d’entreprises.

Pourtant, des enquêtes client atteignent 40 %, 50 %, voire 80 % de taux de réponse, parfois avec plus de 100 questions.

Alors, où est le problème ?

Dans cet épisode du podcast Le ClientMarine Deck reçoit Rachel Le Viavant, experte en Voix du Client, pour démonter une idée reçue tenace : ce n’est pas la longueur d’un questionnaire qui fait fuir les répondants, mais la façon dont il est pensé.

« Ce n’est pas tant la longueur qui est le problème. Il y a plein d’ingrédients qu’il faut connaître pour construire de bonnes enquêtes. »

Le vrai défi des enquêtes de satisfaction

La plupart des enquêtes échouent pour une raison simple : elles sont construites du point de vue de l’entreprise, pas de celui du client.

On veut tout savoir, tout mesurer, tout comparer… sans se demander si les questions sont claires, utiles ou même exploitables.

Résultat :

  • des questionnaires redondants,
  • des réponses peu qualitatives,
  • et surtout… aucune transformation derrière.

Avant même de parler de taux de réponse, il faut revenir aux bases.

Trois types d’enquêtes, trois objectifs très différents

Première erreur fréquente : utiliser le même type d’enquête pour tout.

Rachel rappelle qu’il existe trois grandes familles d’enquêtes, qui doivent coexister tout au long du parcours client.

Les enquêtes transactionnelles

Ce sont celles envoyées à chaud, juste après une interaction : un achat, un appel au service client, un contact avec le support.

« L’enquête transactionnelle, c’est celle qu’on fait à chaud, souvent à la suite d’un achat ou d’un contact avec un service client. »

Elles servent à mesurer une expérience précise, à un instant donné.

Les enquêtes relationnelles

Plus ponctuelles, elles permettent de prendre du recul sur la qualité globale de la relation client : sentiment d’écoute, compréhension, confiance.

Les enquêtes stratégiques

Généralement annuelles, elles vont beaucoup plus loin. On ne cherche plus à mesurer une interaction, mais à comprendre :

  • ce qui fonctionne ou non dans un produit,
  • les usages réels,
  • les attentes et tendances de marché.

« Ces enquêtes ne sont pas faites pour être répétées toute l’année, mais pour aller chercher des tendances de fond. »

Ces trois types d’enquêtes ne s’opposent pas. Ils se complètent.

Taux de réponse : des benchmarks réalistes (et atteignables)

La question revient systématiquement : c’est quoi un bon taux de réponse ?

La réponse dépend avant tout… de votre cible.

Rachel partage des repères clairs :

  • B2C : autour de 40 %
  • B2B : plutôt 12 %

Un écart qui surprend souvent, mais qui s’explique.

« En B2B, le retour client se fait beaucoup en one-to-one, pas forcément via des enquêtes. »

Chercher à comparer un taux B2B à un taux B2C n’a donc pas beaucoup de sens. En revanche, dépasser ces benchmarks, oui, à condition d’avoir la bonne méthode.

Le canal de diffusion : un levier sous-estimé

Le canal utilisé pour diffuser votre enquête influence directement le taux de réponse.

Rachel partage des observations concrètes : par email, les réponses tournent autour de 10 à 25 %, par SMS elles peuvent atteindre 30 à 50 %, tandis que les pop-ups et les enquêtes téléphoniques se situent généralement entre 15 et 25 %.

« Ce n’est pas parce que le SMS fonctionne bien qu’il faut s’en contenter. Il faut multiplier les canaux en fonction de sa cible. »

Elle illustre son propos avec plusieurs exemples : les maisons de retraite où les tablettes mises à disposition des résidents ne donnaient aucun résultat, ou encore les centres de loisirs et spas où l’absence d’une option “non concerné” faussait les réponses.

Poser de bonnes questions : là où tout se joue vraiment

Une enquête réussie repose avant tout sur la qualité des questions.

Rachel insiste : « Une question égale un objectif. »

Les questions fermées facilitent le remplissage et permettent une analyse rapide, mais seules, elles ne suffisent pas. Les questions ouvertes offrent des verbatim précieux, mais doivent être cadrées pour rester exploitables. Une formulation orientée aide le client à répondre :

« Quelle émotion avez-vous ressentie lors de votre prise en charge avec notre service client ? »

Enfin, l’alternance entre différents formats : cases à cocher, échelles de notation, texte libre, etc.. rend le questionnaire plus engageant et fluide à remplir. Rachel souligne également l’importance du message qui accompagne l’enquête : si vous n’éveillez pas l’envie de cliquer, même la meilleure enquête ne sera pas remplie.

Les erreurs fréquentes à éviter

Certaines erreurs réduisent drastiquement l’efficacité d’une enquête. Rachel identifie trois points critiques :

  1. Confondre avis clients et enquêtes internes. Les avis servent à la réputation, les enquêtes internes à l’amélioration. « Un avis client, c’est une note, un commentaire. Ça n’a rien de plus que ça. »
  2. Redemander des informations déjà connues. Nom, prénom ou email figurant dans votre CRM n’ont pas besoin d’être resaisis.
  3. Se limiter à un seul canal. Selon la cible, le SMS ne suffira pas toujours. Il est essentiel de combiner plusieurs canaux pour maximiser le taux de réponse.

Méthodologie pour des enquêtes efficaces

En résumé, Rachel propose un processus en cinq étapes :

  1. Définir l’objectif de chaque enquête.
  2. Rédiger des questions claires et courtes, le questionnaire ne devant pas dépasser cinq minutes.
  3. Varier les types de réponses (cases à cocher, échelles, texte libre).
  4. Choisir les bons canaux et les multiplier selon la cible.
  5. Analyser, partager et transformer les résultats pour créer un cercle vertueux d’amélioration continue.

« S’il n’y a pas de transformation, c’est un peu dommage de faire des enquêtes de satisfaction. »

Des exemples concrets

Dans l’épisode, Marine et Rachel analysent plusieurs questionnaires réels. Dans l’automobile, une question combinait confort et gain de temps, ce qui rendait les réponses difficiles à exploiter. Dans le tourisme ou les spas, un questionnaire long mais bien structuré pouvait obtenir un taux de réponse élevé.

👉 Le fil conducteur reste le même : faciliter la vie du répondant et recueillir des données exploitables.

Conclusion

Créer une enquête de satisfaction efficace ne se limite pas à poser des questions : il s’agit de collecter des informations exploitables et de transformer les retours en actions concrètes. Avec les conseils de Rachel Le Viavant et Marine Deck, vous savez maintenant comment : rédiger des questions claires, varier les formats, utiliser plusieurs canaux et analyser vos résultats pour améliorer l’expérience client.

📹 Pour retrouver l’interview intégrale, découvrir tous les exemples concrets analysés et bénéficier des astuces de Marine et Rachel, visionnez la vidéo complète sur YouTube.

Et pour aller encore plus loin, accédez gratuitement une boîte à outils complète : templates de questionnaires, exemples analysés et red flags à éviter.

Téléchargez nos ressources gratuites !

+30 frameworks, méthodes, infographies pour améliorer votre expérience client 

  • Guide enquêtes de satisfaction
  • Prompt pour la Voix du Client
  • Framework politique client et stratégie CX
  • Les clés pour organiser un CX DAY
  • Les questions à poser en recrutement
  • Quiz culture client 
  • …Et bien d’autres ressources qui vont vous faire économiser du temps et de l’argent !